Table de patois

130428.PatoisL’association Environnement et culture a accueilli les Amis du ban de la Roche, l’association des Jonquilles – qui a eu la délicieuse idée d’apporter plein de bouquets de jolis narcisses jaunes – et l’académie patoise de Gérardmer. Les participants ont lu un à un le texte élaboré par les frères Renaud, dans les deux langues. Alice Morel, conseillère générale du canton de Saâles, très impliquée dans cette activité depuis le début, a rappelé que chaque village avait son patois. Jean-Marie Gérardin, agriculteur du Climont, féru d’histoire, expliquait que le turc serait à l’origine de ce vieux patois. Une tribu d’Asie occidentale, les Galoths, aurait émigré vers le Nord et pris le nom de Gaulois. Gaulois, Galles, en anglais Wales, qui s’apparente à Welsh. Venue progressivement dans les campagnes et montagnes, cette langue serait restée patois, faute d’un vocabulaire suffisamment développé, contrairement au latin. Pour se faire une idée, voici un exemple extrait du texte : « Avoir des abeilles est un beau passe-temps pour l’apiculteur tout au long de l’année », qui devient « Avou di mwohât- â î biè pèsse-ta pou l’élvou d’mwohat- to do gran d-l’anaye ». Personne n’a vu passer les deux heures de séance, qui se sont achevées sur un goûter comprenant la délicieuse brioche locale, la crémantaise.